Négociation d’influence – Questions / Réponses (selon un cours de Thierry Krief à l’École polytechnique)

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Négociation d’influence – Questions / Réponses (selon un cours de Thierry Krief à l’École polytechnique)

Cette page présente, en format Q/R optimisé SEO, les enseignements clés d’un extrait de cours dispensé par Thierry Krief (fondateur de NegoAndCo.

Qu’est-ce que négocier ?

Une négociation est avant tout une discussion orientée vers un objectif. Dès lors que je parle avec quelqu’un en visant un résultat – explicite ou implicite – j’entre dans un processus de négociation. Ce point de départ clarifie un malentendu courant : négocier ne se réduit ni à « parler », ni à « défendre » sa position, ni même à « trouver un compromis ». Le compromis peut être une conséquence, pas une définition. En pratique, négocier signifie échanger avec intention pour obtenir « quelque chose de mieux », en influençant la décision de l’interlocuteur de manière préparée et structurée.

La négociation est‑elle synonyme de marchandage ?

Non. Le marchandage (par exemple faire baisser le prix d’un plat à tajine dans un souk en lançant des chiffres au hasard) est une mécanique de prix, souvent déconnectée d’un vrai raisonnement stratégique. La négociation, elle, mobilise des concepts : on observe le contexte, on calibre le moment d’entrée en discussion, on ajuste le message et on influence la décision. Le même exemple du souk illustre l’importance de la temporalité : revenir le soir plutôt que le matin change l’humeur et les contraintes du vendeur ; l’issue devient alors plus favorable sans avoir « cassé » la relation.

Quel est l’objectif réel d’une négociation ?

L’objectif n’est pas d’atteindre un chiffre figé (salaire, prix, etc.). L’objectif est de rechercher le maximum de ce que l’autre peut donner à l’instant T : c’est le « point de rupture ». Tant que l’interlocuteur discute, vous n’avez pas atteint ce point ; lorsqu’il dit « stop », vous êtes allé trop loin. Comprendre cela évite un biais fréquent : on peut obtenir moins que son ambition première tout en ayant fait une excellente négociation si l’on a réellement poussé, sans rompre la corde, jusqu’à la limite de l’autre partie.

Comment approcher le point de rupture sans « casser la corde » ?

La corde se tend puis se détend : on avance par itérations. On reformule, on laisse respirer, on revient avec de nouveaux angles rationnels, on teste des hypothèses. Le langage (wording) compte : une même phrase n’a pas le même impact selon la culture, le secteur ou la personnalité. Adapter ses mots à l’autre réduit les « parasites » de compréhension et augmente la probabilité d’atteindre un meilleur résultat tout en préservant la relation.

Quel rôle joue le timing dans la négociation ?

Le timing est déterminant. Entrer trop tôt, c’est négocier alors que l’autre n’a aucune raison de bouger ; entrer plus tard, c’est profiter d’informations nouvelles (une bonne ou une mauvaise journée, un enjeu imminent, une contrainte de temps) qui bouleversent la perception de la valeur. Savoir attendre, marquer sa présence, puis revenir au moment opportun est un levier d’influence majeur.

Quels sont les moyens clés pour créer ce « maximum » ?

1) Préparation : clarifier ses options, ses alternatives (BATNA), ses priorités, ses concessions acceptables. 2) Observation : écouter les signaux faibles, la sémantique, le non‑verbal, le contexte. 3) Wording : choisir les mots qui ouvrent des portes dans l’univers mental de l’autre. 4) Séquençage : doser l’effort, alterner pression et relâche, rythmer la progression vers l’accord. 5) Respect : on peut être ferme sans humilier ; la relation survivra à la négociation si l’on préserve l’humain.

Comment distinguer objectif personnel et objectif de négociation ?

Votre objectif personnel (par exemple 150 000 € de rémunération) n’est pas l’objectif de négociation. Votre objectif de négociation est de chercher le plus que l’autre peut raisonnablement concéder aujourd’hui. Ce plus peut dépasser votre ambition (ex. 300 000 €) ou être inférieur (ex. 60 000 €). Le succès se mesure à la qualité du process (timing, influence, wording, respect de la relation), pas uniquement au chiffre final.

Un conseil opérationnel pour progresser dès maintenant ?

Avant tout échange important, écrivez : a) votre intention, b) les leviers d’influence du contexte, c) les formulations possibles adaptées à votre interlocuteur, d) un plan de séquençage (quand entrer, quand relancer, quand conclure). Pendant l’échange, surveillez l’élasticité de la « corde » : si la tension monte trop vite, redescendez d’un cran puis reformulez. Après coup, faites un débrief structuré pour capitaliser et enrichir votre méthode.

 

 

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