Générer le besoin pour avoir de la valeur – Questions / Réponses

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Générer le besoin pour avoir de la valeur – Questions / Réponses

Cette FAQ synthétise un cours donné à l’École polytechnique : comment créer le besoin chez l’interlocuteur pour augmenter sa valeur perçue, selon la méthode d’influence développée par Nego & Co.

 

Pourquoi parler de « besoin » avant de parler de valeur ?

Parce que la valeur est relative au besoin. Sans besoin, un produit ou un profil vaut peu ; avec besoin, il vaut beaucoup. En négociation (embauche, salaire, départ), la question n’est pas seulement « combien ? », mais « à quel point l’autre a‑t‑il besoin de moi maintenant ? ». Créer ce besoin avant d’entrer dans le chiffrage élargit la zone d’accord possible et rend vos demandes recevables.

Que nous apprend l’exemple de la pomme dans le désert ?

L’exemple est simple et puissant : si vous marchez depuis deux semaines dans le désert et que je vous montre une pomme avant de vous la donner, sa valeur économique pour vous grimpe au maximum, car elle équivaut à la survie. Si je vous la donne d’abord puis je vous demande son prix après consommation, sa valeur chute quasi à zéro. La même pomme n’a pas la même valeur selon le moment et le besoin. Moralité : faites monter le besoin et cadrez le timing avant de « donner » votre valeur.

Comment « générer » le besoin concrètement en entretien ?

En posant des questions puissantes qui projettent l’interlocuteur : « Sur quel projet vais‑je travailler ? », « Quelles sont les priorités immédiates ? », « Où sont les blocages aujourd’hui ? », « Avec quelle équipe vais‑je avancer ? ». Lorsqu’un recruteur vous parle au futur (« tu vas », « tu feras »), il se projette déjà avec vous : le besoin émerge, vous avez franchi la moitié du chemin.

Quels sont les signaux faibles qui indiquent un besoin réel ?

Des formulations au futur (« tu vas »), des détails opérationnels (projets, équipe, outils), une transparence accrue sur les enjeux et délais. À l’inverse, « on voit beaucoup de candidats », ou « on n’est pas pressés » signalent un besoin faible : inutile de passer au chiffrage, mieux vaut renforcer d’abord l’intérêt.

Quel rôle joue le wording et l’adaptation culturelle ?

Le wording (choix des mots) est un levier d’influence majeur. Adaptez vos formulations à la culture de l’entreprise et à la personne en face (directe, rationnelle, prudente). Le bon mot au bon moment écarte les parasites de compréhension et augmente la valeur perçue.

Comment se préparer pour lire et susciter le besoin ?

1) Recherche : informez‑vous sur l’entreprise et les individus (site, articles, LinkedIn). 2) Hypothèses : listez les problèmes probables et vos contributions concrètes. 3) Questions : préparez 8–10 questions qui obligent l’autre à se projeter. 4) Timing : ne chiffre qu’après les signaux de besoin. 5) Relances : utilisez des « sondes » et analysez les retours pour ajuster.

Quand passer du besoin aux chiffres ?

Uniquement quand l’autre s’est suffisamment projeté (« tu vas », « on te présente l’équipe »). Le chiffrage vient après l’argumentaire, comme conséquence logique. Sinon, le chiffre « nu » ferme le dialogue. Faites d’abord reconnaître votre apport, puis ancrez la fourchette.

Comment appliquer ce principe en négociation de départ ?

Même logique : montrez en quoi une sortie propre et rapide a de la valeur pour l’entreprise (réputation, climat social, continuité client). Suggérez qu’un conflit coûte plus cher qu’un accord équilibré. Vous générez ainsi un besoin de solution qui ouvre la porte à de meilleures conditions.

Erreur à éviter : donner avant d’avoir fait naître le besoin

Ne « donnez » pas votre valeur (toutes vos idées, vos concessions, votre prix) avant que le besoin ne soit explicite. Comme avec la pomme, une fois « consommée », votre valeur chute. Orchestrer d’abord le contexte qui élève votre apport, puis négocier.

 

 

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